Nouvelle soirée et nuit chez Christine et Christian en compagnie d’un couple de leurs amis très sympa et intéressant

Départ 7h45 par la grande plage qui arrive sur la petite pointe de Beg Lann et se poursuit par la très longue et belle plage de Suscinio dont le château très bien restauré situé un peu en retrait dans les terres mérite la visite. Tout au bout se trouve la pointe de Penvis très plate et assez sauvage où l’on observe une chapelle. Ensuite la côte devient vraiment moche car basse et bordée d’un affleurement rocheux couvert d'algues qui s’avance très loin en mer, ceci jusqu'à la tour du parc ou je prends le sympathique bac qu’il faut appeler par tel et qui mène à la presqu’ile de Pénerf d’où l’on a vue sur l’autre mini presqu’ile de Dibenn et dont les quelques cabanes blanches d’ostréiculture toutes transformées en boutiques de vente sont bien agréables. A partir de la toute la côte est très construite jusqu'à Kervoyal. Par contre le plateau rocheux laisse quelques ouvertures qui permettent la baignade sur quelques plages dont plus particulièrement celle de Kervoyal dont la dune cache aussi les habitations qui se sont un peu éloignées. Ceci dit à marée haute toutes les plages offrent la possibilitée de se baigner, mais pas bien longtemps. La pointe du même nom s’élève un peu et passé le village derrière, la côte devient belle sans plateau rocheux, avec des arrières marécageux et une falaise assez haute composée d’un mélange de granit et de terre et ponctué de petites plages plutôt belles, ceci jusqu'à la péninsule de Betahon bordée d’une belle et longue plage.

D’ici le gr fait contourne via Muzillac un grand marécage dont j'estime la durée à deux heures dont pas mal de route. Pour la deuxième fois je suis très tenté de passer à la nage pour couper ce passage, la rivière ne fait que 10 mètres de large mais le souci c’est que la marée monte, que le courant est très fort et que j’ai un sac à dos. Je cherche une barque pas cadenassée et pas trop pourrie, que je trouve un peu sur le retour de la pointe et c'est parti pour jouer à l’aventurier. La rivière fait maintenant 20 mètres de large, je me met nu, dépose sac et chaussures dans la barque qu'il me faut mettre à l'eau par une descente très verticale avec une  petite frayeur que mon sac tombe de la barque dans la vase.Une fois fait, je commence la traversée à la nage avec juste mes jambes, mes bras maintenant la barque ; l’opération se révèle beaucoup plus difficile que je le pensais car le courant pousse vraiment fort et ma progression est entravée par les amarres des bateaux. Je dois donc produire un effort physique très important qui me semble interminable. Une fois arrivé il me faut sortir de l’eau mais je m’enfonce profondément dans la vase ,il me faut maintenant remonter un peu l'embarcation pour que le courant ne l’emmène pas. Une fois fait et mes affaires remontées, je m’écroule de fatigue, complètement exténué. Après quelques minutes de repos, par correction, je retourne la barque de l’autre côté avec un effort un peu moins élevé car ce coup ci je me sers des 10 mètres de corde qui sont dans la barque et me permettent de nager avec mes bras ce coup ci et tirer ensuite la barque une fois accroché à une amarre de bateau au milieu du passage. Une fois arrivé, j’en bave à remonter la barque, me repose encore un peu et retraverse. Il me faudra tout de même après ça retraverser avec mon sac sur le dos un autre petit bras vaseux et un autre encore plus petit pas vaseux et sans courant où je me lave un peu, me rhabille et rejoins le village de Pen Lann, très heureux de mon exploit mais physiquement épuisé.

Pause bière et je repars sur un sentier toujours aussi nature à partir de la plage des barges, sur une jolie haute falaise. Par contre la couleur gris marron de l’eau laisse à penser qu’à marée basse ça doit être vaseux ; le dolmen des crapauds se trouve sur le sentier même. Je suis désormais à  l’embouchure de la Vilaine qui est encore très large avec en face Pénestin dont je vous conseille la visite unique en France de la falaise très colorée de la mine d’or. Mon avancée se fait dos à la mer dont l’espace se rétrécit et marque donc la fin de la partie maritime de mon périple. Bivouac dans un champ assez tardivement à 19 h pas loin de la pointe du Moustoir.

41km en 10 h de marche

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