Hier soir à 22h30, j'ai reçu la visite de la proprio du terrain et d'un costaud de ses amis, je me fais sermonner, me confond en excuses et explique (pluie, pas d'emplacement nature, pas de camping, heure tardive pour planter) et du coup je peux rester, ouf. Départ 7h45, je retrouve à nouveau des fours à goémon, la côte est franchement moche, elle fait grand max 10 m de haut et est composée de rochers et de terre marron, les criques sont multiples mais que du gravier et sable et prolongé en mer de rochers qui empêchent toute baignade hormis peut-être à marée haute. Tout le long c'est construit avec des maisons pas toute belles. Les murets sont en passe de s'effondrer au bord de la côte car l'érosion semble un vrai souci dans ce secteur et d'ailleurs certaines maisons ne sont plus très loin du bord. Jolie sculpture de poisson en chemin suivie d'un menhir gravé et de deux marécages. Les arrières redeviennent sauvages et la côte se transforme en deux kms d'une énorme dune de galets sur laquelle il me faut marcher car d'un côté la mer lèche celle-ci et de l'autre c'est marécageux, marche très pénible donc et pas ordinaire du tout. Le temps de passer un village et je trouve à nouveau 1km5 de dune de galets mais heureusement j'arrive à marcher coté mer. Arrivé au bout, les galets font place à 8km de dune de sable avec à l'arrière une immense étendue sauvage de sable végétalisé. La marée étant basse, la plage est très large et belle, la mer déroule une succession de grosses vagues, un vrai rouleau compresseur qui fait de la Torche un des sites les plus réputés des surfeurs et véliplanchistes. Sur cette plage, on trouve plein de cailloux très colorés. Ce passage laisse une sensation d'être perdu au bout du monde. Depuis le départ le ciel est gris et la pluie menace mais juste au moment du pique-nique et de mon séchage de tente, j'ai droit à du soleil et comme je marche pieds nus mes chaussures qui empestent sèchent enfin . Une fois passé la pointe de la Torche, j'arrive à St-Guénolé, d'ici jusqu'au Guilvinec la côte est bordée d'un plateau rocheux et d'un trait de côte très bas de 2 à 10 m ce qui fait qu'à marée haute, les jours de houle la mer arrive en gros rouleaux qui déferlent de façon très spectaculaire provoquant, même les jours de tempête, de l'écume qui s'accumule sur un mètre de haut et vole comme de la neige, du grand spectacle à voir une fois dans sa vie. Aujourd'hui, je passe à marée basse, tout est calme, reste que les rochers sont blancs de sel, que les murs d'enceinte des maisons les plus proches sont très hauts et très costauds et que quelques blocs rocheux sont rongés et torturés par ces assauts réguliers. Tout le secteur vit de la pêche, Penmarc'h, Lesconil et surtout le Guilvinec où se trouve la grande criée et une trés grande flotte de bateaux. Je passe à l'heure où ils rentrent tous, c'est spectaculaires de voir l'alignement de ces bateaux arriver à fond la caisse dans le port et toute l'effervescence que ça provoque ; aujourd'hui ils ramènent tous de la langoustine. Mon objectif pour ce soir c'est Lesconil  en passant par la sublime plage de sable blanc de Tréfiagat, bordée de dunes et d'un marécage à l'arrière. Fini le plateau rocheux, place à une eau translucide, une vraie vision de paradis avec quelques blocs de rochers gris ou blancs torturés sur la plage. Je suis invité chez Vincent qui tient un camping avec son fils. Douche, recharge des batteries et soirée très sympathique avec Vincent et son fils surfeur à ses heures.
Grosse journée pour arriver ici,

45 km en 10 h15 de marche.

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